La littératie financière pour tous
Jeux-questionnaires et feuilles d’activités
L’argent du petit cochon Peter

NOUVEAU JEU CANADIEN L’argent du petit cochon Peter
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Voyez le Sommet surla littératie financière de 2014

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Regardez la webémission surle Sommet portant sur les besoins en littératie financière des personnes qui n’ont pasou ont peu accès aux services bancaires.
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Options d’investissement

Il y a deux principaux types d’investissement : le prêt et la propriété.

Si vous choisissez un investissement prêteur, vous prêtez votre argent à une institution, à une entreprise ou à un particulier. En retour, vous recevrez des paiements d’intérêt. À la fin de la période du prêt, vous obtiendrez aussi votre investissement initial. Les investissements prêteurs vont du compte d’épargne aux Obligations d’épargne du Canada, aux certificats de placement garantis et aux obligations de société. Par contre, dans de cas de l’investissement propriétaire, vous devenez propriétaire – ou copropriétaire – de votre investissement. Les investissements propriétaires – aussi appelés participation au capital – comprennent l’immobilier, les actions et le placement d’argent dans une petite entreprise. Si l’entreprise ou le bien sous-jacent prend de la valeur, celle de votre participation augmente aussi.

En fait, les investisseurs prêteurs prêtent leur argent à une institution en échange de paiements d’intérêt. Ce « prêt » peut prendre la forme d’une obligation, d’un CPG ou d’un bon du Trésor.

Les investisseurs propriétaires deviennent en partie propriétaires des entreprises où ils investissent. Ils reçoivent donc une partie des profits de l’entreprise. Ils achètent en général des actions ou un bien immobilier.

Investissements prêteurs

(Liquidités/quasi-espèces et revenus)

Compte d’épargne

  • Compte détenu dans une institution financière
  • Véhicule sécuritaire pour épargner à court terme
  • Liquidité élevée (facile à encaisser)

Obligation d’épargne du Canada (OÉC)

  • Type spécial d’obligation émise par le gouvernement fédéral et achetée par le biais des institutions financières
  • Uniquement offerte à des périodes précises
  • Procure un taux d’intérêt fixe, assujetti à un rajustement périodique par le gouvernement
  • Sécuritaire, garantie par le gouvernement et très liquide (quoique la nouvelle obligation à prime du Canada ne soit encaissable qu’une fois l’an à sa date d’anniversaire)
  • Au contraire des autres obligations, elle ne peut être négociée
  • Offerte dans différentes coupures et pour aussi peu que 100 $

Bon du Trésor

  • Placement à court terme : d’une durée d’un mois à un an (équivaut à des quasi-espèces)
  • Sécuritaire, garanti par le gouvernement
  • N’est pas assorti d’un taux d’intérêt, mais plutôt d’une valeur nominale. Il s’achète à « escompte » (à un montant inférieur à la valeur nominale) et est ensuite remboursé à la valeur nominale. La différence représente votre rendement.
  • Placement de 1 000 $ ou plus
  • Peut être acheté auprès de la plupart des institutions financières.

Dépôt à terme / certificat de placement garanti (CPG)

  • Vous investissez un montant d’argent auprès d’une institution financière pendant une période donnée.
  • Durée : moins d’un mois à dix ans
  • Les nouveaux CPG « liés au marché » garantissent le capital, mais leur rendement est fonction de l’indice boursier.
  • Durée : moins d’un mois à 10 ans
  • Offert dans diverses coupures

Acceptation bancaire

  • Dette à court terme émise par une société et garantie par une banque
  • Très liquide (durée de moins d’un an)
  • Sécuritaire, risque faible
  • Achetée à escompte à la « valeur nominale », soit le montant que vous recevrez à l’échéance de la dette
  • Offre un rendement fixe, reposant sur la différence entre le prix d’achat escompté et la valeur nominale
  • Surtout utilisée par des particuliers dont la valeur nette est élevée, puisqu’elle est en général offerte en coupures de 100 000 $ et plus

Papier commercial

  • Similaire à l’acceptation bancaire, mais sans la garantie d’une banque
  • Offert par le biais des institutions financières

Obligation gouvernementale

  • Émise par un gouvernement fédéral ou provincial et offerte par le biais de la plupart des institutions financières
  • Taux d’intérêt fixe pour une durée précise
  • Sécuritaire (garantie jusqu’à l’échéance par le gouvernement émetteur) et liquide
  • Durée : de 1 à 30 ans
  • Peut être vendue sur le marché obligataire avant l’échéance

Obligation de société

  • Émise par une société et offerte par le biais d’un courtier en valeurs mobilières
  • Taux d’intérêt fixe pour une durée précise
  • Garantie par des éléments d’actif précis de la société émettrice
  • Offerte pour une durée de 1 à 30 ans et dans divers types
  • Peut être vendue sur le marché obligataire avant l’échéance

Débenture

Type d’obligation de société qui n’est pas garantie par des éléments d’actif précis de l’entreprise. Elle repose uniquement sur la réputation générale de l’entreprise émettrice.

Titres hypothécaires

  • Placements à taux fixe qui représentent une part d’un bloc de créances hypothécaires assurées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement du gouvernement fédéral.
  • Placement minimum de 5 000 $; durée de 1 à 10 ans
  • Rendement sous forme de versement mensuel constitué du capital et de l’intérêt gagné sur le bloc de créances hypothécaires

Investissements propriétaires

Actions

Les actions sont émises par une société dont l’investisseur devient en partie propriétaire en achetant des parts de cette entreprise. Il existe deux grandes catégories d’actions : « ordinaires » et « privilégiées ». Elles sont décrites plus en détail ci-après. Les actions s’échangent sur les marchés boursiers ou sur les marchés hors bourse. Le prix des actions et leur rendement fluctuent en fonction du marché, et il n’y a aucune garantie de revenu.

Actions ordinaires

  • Les investisseurs ont en général un droit de vote.
  • Les actions ordinaires sont en général achetées pour leur potentiel de plus-value en capital.
  • Si la société est prospère, les investisseurs partagent les profits; si la société connaît une mauvaise année ou si les marchés boursiers sont à la baisse, la valeur des actions peut tomber et il est peu probable que des dividendes seront versés.
  • Les actions de premier ordre sont en général des actions de grandes entreprises stables, dont les actions sont activement transigées et qui possèdent des antécédents de versements réguliers de dividendes.
  • Les actions cotées en cents sont des actions ordinaires à faible coût (en général moins de 1 $), qui sont surtout achetées à des fins spéculatives et qui sont émises par des sociétés en démarrage ou par des sociétés qui n’ont pas fait leurs preuves et qui sont à la recherche de capitaux pour prendre de l’expansion.
  • Les actions de société à faible, moyenne et forte capitalisation sont le résultat de sociétés de toute taille qui émettent des actions ordinaires pour mobiliser des fonds. En règle générale, plus la société est petite, plus le risque est élevé.

Actions privilégiées

  • S’apparentent aux placements obligataires.
  • En général achetées par des investisseurs qui désirent des dividendes stables, plutôt qu’une plus-value du capital.
  • Procurent un dividende plus élevé que celui d’une action ordinaire.
  • Le prix de l’action est influencé davantage par les taux d’intérêt que par les profits de l’entreprise.
  • Ne procurent en général aucun droit de vote.
  • Il s’agit d’une créance prioritaire à celle des actionnaires ordinaires.

Métaux précieux

  • Or, argent et autres métaux précieux
  • Détenus sous forme de lingots (barres de métal) ou de certificats de propriété

Marchandises

  • Produits en vrac, tels que céréales, métaux, pétrole et aliments
  • Négociées sur les bourses de marchandises

Produits dérivés

  • Titre dont la valeur dépend de la valeur marchande d’un produit comme une action ou une marchandise.
  • Il s’agit de placements complexes, utilisés par des investisseurs avertis, à des fins spéculatives ou pour faciliter la gestion du risque (comme valeur refuge contre les conditions changeantes du marché).
  • Les « options » et les « contrats à terme normalisés » sont des exemples de produits dérivés. Une option confère à l’investisseur le droit d’acheter ou de vendre un titre précis, à un prix donné, avant une certaine date. Un contrat à terme normalisé oblige l’investisseur à acheter ou à vendre une quantité donnée d’un bien, à un prix pré-établi, à une certaine date.

Fonds communs de placement

Un fonds commun de placement est un produit d’investissement – composé des contributions de plusieurs investisseurs – qu’un gestionnaire de fonds professionnel investit dans divers titres. Il peut investir ces contributions dans un marché précis ou un secteur géographique en particulier, dans des sociétés de premier ordre ou dans les actions de petites entreprises. Il existe aussi des fonds « verts » qui n’investissent que dans des sociétés respectueuses de l’environnement. Le gestionnaire assure une surveillance soutenue des placements.

Étant donné que les fonds communs de placement sont supervisés par un gestionnaire, chaque investisseur qui y effectue des placements est libéré de la tâche d’avoir à effectuer toute la recherche et la gestion qui s’y rattachent. Les fonds communs de placement sont également attrayants parce qu’ils :

  • offrent un accès à un vaste éventail de placements;
  • sont largement disponibles (la plupart des institutions financières en offrent un vaste assortiment);
  • sont faciles à acheter (vous pouvez investir dans un fonds commun de placement au moyen de retraits réguliers de votre compte auprès de la plupart des institutions financières);
  • offrent une diversification « instantanée ».

Frais
Tous les fonds communs de placement sont assortis du pourcentage des dépenses de gestion (PDG), qui représente le coût annuel de gestion et d’exploitation du fonds. Toutefois, il y a aussi d’autres frais. Il importe de bien s’informer à ce sujet. Ces frais sont les suivants :

  • frais d’acquisition ou commissions (les fonds sans frais d’acquisition n’imputent pas ces frais);
  • frais d’entrée (prélevés au moment de l’achat des parts du fonds);
  • frais de sortie (prélevés au moment de la vente des parts du fonds).

Immobilier

Certaines personnes choisissent d’investir leur argent dans d’autres placements. L’immobilier constitue la forme la plus courante de ce type d’investissement.

Les propriétaires peuvent gagner un revenu locatif et – en supposant que les prix de l’immobilier continuent d’augmenter – obtenir avec le temps une plus-value de leur capital.

Comment investir

  • Acheter une maison, y vivre, y consacrer du temps et de l’argent pour l’améliorer et la vendre à profit par la suite.
  • Acheter un immeuble à usage locatif (comme un immeuble d’habitation ou un immeuble commercial) et le louer.
  • Acheter un terrain et le conserver jusqu’à ce que sa valeur augmente.

Avantages

  • Excellente protection contre l’inflation

Désavantages

  • Peut être difficile à convertir en argent comptant.
  • Type spécialisé de placement qui exige une connaissance du marché

Gains en capital
Si vous vous aventurez dans les placements immobiliers, vous devez comprendre le concept des gains en capital.

Les gains en capital sont des profits découlant de la vente d’un actif financier, comme une action, une obligation ou un bien immobilier (si ce dernier n’est pas votre résidence principale). Si une action achetée à 26 $ se vend à 30 $, le gain en capital s’élève à 4 $. Le profit est à imposition reportée, ce qui signifie que vous n’avez pas à payer d’impôt jusqu’à la vente de l’actif.

En 2000, le gouvernement du Canada a réduit le taux d’inclusion des gains en capital, celui-ci passant de 3/4 à une 1/2. Le taux d’inclusion constitue la portion du gain en capital qui est assujettie à l’impôt sur le revenu. Par conséquent, le taux d’imposition supérieur sur les gains en capital au Canada s’élève maintenant à environ deux points de pourcentage de moins que celui des États-Unis.

Si vous achetez une propriété dans le seul but de la louer (bien locatif), vous devrez payer de l’impôt sur les gains en capital si vous faites un gain en capital sur cette propriété. Par exemple, si vous achetez la propriété à 200 000 $, et qu’au moment de la vente, elle vaut 250 000 $, vous serez imposé sur le gain de 50 000 $. Toutefois, si vous vendez votre résidence principale, et que vous faites un profit sur la vente, vous ne serez pas assujetti à la taxe sur les gains en capital.

Régimes de retraite

Épargner pour la retraite consiste à équilibrer vos besoins d’aujourd’hui avec ceux de demain. Pour partir du bon pied, vous devez avoir un plan. Les Canadiens peuvent envisager trois sources possibles de revenu de retraite : les régimes de pension d’employeur, les prestations gouvernementales ainsi que leur épargne et leurs placements.

Définition et fonctionnement

  • Ces régimes aident les particuliers à mettre de côté de l’argent qu’ils utiliseront à leur retraite.
  • L’impôt fédéral sur le revenu n’est pas immédiatement payable dans le cas de l’argent déposé dans un compte de retraite ou de l’intérêt qu’il rapporte.
  • L’impôt sur le revenu est payable au moment du retrait des fonds.
  • Une pénalité s’applique si l’argent est retiré avant l’âge de la retraite.
  • À la retraite, le revenu est en général moins élevé, donc le taux d’imposition est plus faible.

Types de régimes de retraite

  • Régimes de pension d’employeur
  • Pensions du gouvernement
  • Votre épargne et vos placements